En 1979, un livre témoignage a bouleversé la France et les pays francophones :
Dans *Les Enfants de la Joie*, Claudette Combes relatait la grande et belle histoire de sa famille pas comme les autres.
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Sur tous les plateaux de télévisions, avec ses mots d'enseignante, ses nombreuses références à Victor Hugo, Gilbert Cesbron, Bernard Clavel (entre autres), cette femme extraordinaire racontait comment le Biafra avait décidé du cours de sa vie.
Comment, devant les images insoutenables des enfants victimes de la folie des hommes, son mari Patrick et elle avaient éprouvé le besoin de *faire quelque chose*. D'un seul coeur, ils avaient remué ciel et terre pour adopter un de ces petit innocent.
En fait de petit Biafrais, c'était un métis français qui était venu occuper la chambre préparée avec amour... Avant qu'un enfant biologique arrive pour partager ses parents et ses jeux...
Après quelques années passées en Afrique, la famille était rentrée en France pour accueillir une toute petite fille Coréenne.
Et la Grande Aventure s'était poursuivie.
Des 4 coins du monde, de la porte à côté, c'était une vingtaine de petits être de tous âges qui avaient officiellement intégré la famille, et trouvé refuge dans la grande maison de la *Sauvagine*, où Patrick faisait la classe à tous.
Ils avaient pour nom Antoine, Aurélien, Aurore, Ariel, Aubin, Ambroise, Alexis, Armand, Anna, Angeline, Anaïs, et tant d'autres, tous commençant par un A synonyme d'Amour et d'Adoption.
Tant de garçons et de filles qui grâce à ce couple, au régime végétarien, aux médecines naturelles et au grand air de la campagne, avaient découvert qu'il y pouvait y avoir autre chose dans la vie que l'horreur de la guerre, de la famine, les coups, le rejet, l'indifférence, les foyers d'accueil et même parfois la prison...
Oui, ce récit (suivi de *Les Etoiles Naissent de la Nuit*) était idyllique. Il avait donné à de nombreux couples l'envie de se lancer dans l'aventure de l'adoption.
Ils avaient été innombrables ceux qui avaient cru que l'amour, la patience et le dialogue réussissait à guérir les pires blessures, à canaliser les plus grandes révoltes, à calmer les angoisses et les peurs.
Mais un beau jour, ce bel édifice s'est écroulé. Le quatrième enfant adopté, celui qui avait vécu le pire, qui avait littéralement été arraché à l'enfer, Abel est mort à l'âge de 21 ans.
Toute entière à sa douleur de mère, Claudette a cherché à le retrouver par-delà la mort. Elle l'a reconnu dans des odeurs, des émotions, des sensations... jusqu'à des enregistrements.
En 2004, Patrick a disparu à son tour, et Claudette a quitté la grande demeure familiale pour s'installer dans le Sud de la France, en laissant les *petits A* (désormais devenus grands) à nouveau livrés à eux-mêmes.
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